Fernanda Soler
À PROPOS
« Musique. »
Un jour, alors qu’elle était encore enfant, on lui demanda ce qu’elle voudrait devenir plus tard.
Elle répondit simplement :
« Musique. »
Peut-être parce qu’elle avait grandi dans une maison où la musique habitait les espaces libres de la vie.
Sa mère, née à Cochabamba, en Bolivie, faisait chanter Fernanda et sa sœur depuis leur plus jeune âge. À la maison, elle organisait des peñas, ces rencontres où l’on chante, où l’on danse et où chacun apporte une chanson, une histoire ou une blague.
Fernanda y découvre très tôt que la musique n’est pas seulement un spectacle. Elle est un langage vivant, une manière de se rencontrer, de transmettre et de créer du lien.
Son père, originaire de Santiago del Estero, avait été pianiste de l’Orchestre de Tango de l’Université de Buenos Aires. Ses grands-parents paternels avaient traversé l’Atlantique depuis l’Espagne pour construire une nouvelle vie en Argentine.
Chez elle, il n’y avait pas de frontières entre les musiques. Le tango côtoyait naturellement le folklore argentin, les rythmes boliviens, le jazz, les Beatles puis, à partir de son adolescence, le rock national argentin.
La musique faisait partie de la vie.
Fernanda ne choisit jamais vraiment de devenir chanteuse. Elle continua simplement ce qui avait toujours été là.
Elle se forme au chant et au piano à l’École Supérieure d’Art Leopoldo Marechal de Buenos Aires. Elle accompagne également au piano des étudiants de chant et crée Musicalizarte Buenos Aires, un espace consacré à la voix, à l’interprétation et au plaisir de chanter ensemble.
Au fil de son parcours, elle approfondit sa recherche auprès de musiciens et pédagogues tels qu’Alejandro Labastía, Abel Rogantini, Juan Trepiana, Ludmila Fernández, Lidia Borda, Inés Cuello et Judy Niemack.
Chacun, à sa manière, nourrit son écoute, son rapport à l’interprétation et sa manière de laisser la musique respirer.
Son parcours musical s’est construit à travers différentes formations et rencontres artistiques autour du tango, du jazz et des musiques populaires latino-américaines.
Installée en Suisse depuis plus de dix ans, Fernanda poursuit aujourd’hui ce parcours artistique entre la Suisse et l’Argentine.
Elle se produit au sein de différents projets, parmi lesquels El Abrazo, Mirasoles – Candombe et Tango et Monkery’s – Jazz in Monk, et collabore avec des musiciens en Suisse comme en Argentine.
La transmission occupe également une place importante dans son parcours : elle enseigne le chant et le piano au sein de l’école de musique Art’s d’Essence, aux Ateliers de la Côte à Etoy, et propose des stages autour de différents univers musicaux, notamment le tango.
Diplômée en musicothérapie à Genève, elle porte également une attention particulière à l’écoute, à la présence et à la qualité du lien humain.
Mais avant tout, Fernanda chante.
Elle ne cherche pas seulement à interpréter des chansons.
Elle cherche, à travers elles, à créer un espace de rencontre, d’émotion et de beauté.
Parce que la beauté existe encore.
Et qu’elle prend tout son sens lorsqu’elle est partagée.